Mise à jour le 17.02.2014 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Vous trouverez ci-joints des informations que nous venons de puiser sur le site de service-public.fr pour vous éclaircir un peu plus sur les taux de tva applicables aux travaux de rénovation.
Dérogation pour application du taux
de 7 % en 2014 - 02.01.2014
Par dérogation, les travaux de rénovation ayant fait
l'objet avant le 31 décembre 2013 d'un devis signé et de l'encaissement d'un
acompte d'au moins 30 % du total de la facture, bénéficient de l'ancien
taux intermédiaire de TVA à 7 %, au lieu du nouveau taux de 10 % en
vigueur à partir du 1er janvier 2014, à condition que le solde
soit facturé avant le 1er mars 2014 et encaissé avant le 15 mars 2014 (selon l'article 21 de la loi de
finances rectificative pour 2013).
Les travaux de rénovation réalisés
par une entreprise dans un logement ancien sont soumis au taux intermédiaire de
10 % (contre 7 % jusqu'au 31 décembre 2013) sous certaines
conditions. Dans les départements de Guadeloupe, Martinique et La Réunion, le
taux applicable est de 2,1 %. Les travaux d'amélioration énergétique dans
un logement ancien sont soumis au taux réduit de 5,5 %.
Travaux concernés
Les taux de
la TVA applicables dépendent de la nature des travaux :
·
taux
intermédiaire de 10 % : travaux d'amélioration, de transformation,
d'aménagement ou d'entretien,
·
taux réduit
de 5,5 % : travaux de rénovation énergétique (pose, installation et
entretien de matériaux et équipements d'économie d'énergie : chaudière à
condensation, pompe à chaleur, isolation thermique, appareil de régulation de
chauffage ou de production d'énergie renouvelable, etc.).
Dans les
deux cas, les locaux doivent être :
·
achevés depuis
plus de 2 ans au début des
travaux,
·
affectés à
l'habitation, que ce soit une résidence principale ou secondaire (sont
également concernés des locaux auparavant affectés à un autre usage et
transformés à l'usage d'habitation à l'issue des travaux).
Le client
peut en être propriétaire bailleur ou occupant (y compris le syndicat de
copropriétaires), locataire ou simple occupant.
Une agence
immobilière qui fait procéder à des travaux sur une habitation qu'elle met en
location peut également en bénéficier, en qualité de représentant dûment
mandaté du propriétaire.
À savoir : le taux réduit de 5,5 % est
applicable aux travaux induits, indissociablement liés aux travaux d'efficacité
énergétique, qui figurent sur la même facture que les travaux principaux :
déplacement de radiateurs ou dépose de sols par exemple. En sont exclus les
autres travaux de rénovation ou d'ordre esthétique (habillage d'un insert, pose
de papier peint...).
Haut
Travaux exclus
La TVA au
taux intermédiaire ou réduit ne peut pas être appliquée :
·
aux travaux
de rénovation effectués dans les locaux à usage autre que d'habitation, par
exemple locaux à usage professionnel,
·
aux travaux
d'aménagement, de nettoyage et d'entretien des espaces verts (prestation de
paysagiste notamment),
·
à la
fourniture d'équipements ménagers ou mobiliers,
·
à
l'acquisition de gros équipements dans le cadre de travaux d'installation ou de
remplacement du système de chauffage (sauf s'il s'agit de travaux d'économie
d'énergie), de l'installation sanitaire ou de climatisation,
·
à
l'installation ou l'entretien des ascenseurs.
Dans tous
ces cas, c'est le taux normal de 20 % qui doit s'appliquer.
Les travaux
réalisés en sous-traitance ne peuvent pas bénéficier du taux réduit : les
travaux facturés par le sous-traitant à l'entrepreneur principal relèvent du
taux normal. Cette règle est de portée absolue. Mais l'entrepreneur principal
facture au client final l'ensemble des travaux au taux réduit y compris ceux
qu'il a fait sous-traiter si les conditions générales prévues pour
l'application du taux réduit sont réunies.
Le taux
intermédiaire ou réduit est également exclu pour les travaux importants qui
constituent plus qu'une simple rénovation :
·
surélévation
du bâtiment ou addition de construction,
·
remise à
l'état neuf de plus de la moitié du gros œuvre, à savoir les fondations, les
autres éléments qui déterminent la résistance et la rigidité du bâtiment
(charpentes, murs porteurs) ou encore de la consistance des façades (hors
ravalement),
·
remise à
l'état neuf à plus des 2/3 de chacun des éléments de second œuvre :
planchers non porteurs, huisseries extérieures, cloisons, installations
sanitaires, plomberie, installations électriques et chauffage,
·
augmentation
de la surface de plancher des locaux existants de plus de 10 %.
Attention : seuls les travaux et équipements
facturés par une entreprise sont concernés. Les équipements achetés directement
par le particulier pour les faire installer par une entreprise sont soumis au
taux normal de 20 %. Dans ce cas, seule la prestation de pose bénéficie du
taux intermédiaire ou réduit.
Haut
Attestation obligatoire
Le client doit attester
de l'application du taux intermédiaire ou réduit aux travaux effectués par
l'entreprise : il n'est possible de facturer au taux intermédiaire ou
réduit que si une attestation, qui confirme le respect des conditions
d'application sur la période de 2 ans, est remise au professionnelavant la facturation.
L'attestation doit être remplie par la personne qui fait effectuer les
travaux : propriétaire occupant ou bailleur, locataire, syndicat de
copropriétaires...
Si plusieurs prestataires interviennent sur le chantier, un original de
l'attestation doit être remis à chacun d'eux.
Il existe 2 modèles d'attestation :
·
l'attestation normale pour les travaux de gros œuvre (fondations, murs, poteaux, planchers,
charpentes, façades...),
·
l'attestation simplifiée pour les travaux sur moins de 5 lots du second œuvre (isolation, cloisons
intérieures, sanitaires, plomberie, électricité, revêtements, cheminées,
agencements, équipement...).
L'attestation, ainsi que toutes les factures et notes émises par les
entreprises prestataires, doit être conservée pour permettre de justifier la
facturation à taux réduit ou intermédiaire de la TVA (jusqu'à la fin de la 5e
année suivant les travaux : si les travaux ont été achevés en 2013,
l'attestation doit être conservée jusqu'au 31 décembre 2018).
Le prestataire de
travaux peut conserver sous un format électronique reproduisant, à l'identique
et durablement, l'original du document remis par le client et ne pouvant faire
l'objet de modification.
SOURCE provenant du site servic-public.fr